Préconisations pour une utilisation raisonnée des engrais, surveillance étroite des rejets d’eau, diminution de la “tare terre” des betteraves transportées jusqu’aux usines, abandon du brûlage de la canne et reboisement des espaces forestiers au Brésil, Tereos agit à la source.
Un exemple : projet de reboisement au Brésil
Guarani s’engage dans la lutte contre la déforestation au Brésil. Le département Environnement de Guarani produit 70 000 plants d’arbres chaque année dans ses quatre serres dédiées. Via le Projet Reboisement, 743 hectares de forêt ont pu être préservés en 2009 le long du fleuve Turvo dans la région d’Olimpia.
Guarani collabore également avec plusieurs municipalités en leur fournissant des kits de pépinières qui permettent de boiser les villes. Guarani a d’ailleurs été récompensé pour ces actions par le prix “Parceria Verde” (Partenariat vert) du secrétariat d’État à l’Environnement de São Paulo.
Dans ses usines, Tereos veille aussi à respecter l’environnement, les salariés et les consommateurs en développant des process sûrs (certifications ISO 9001, 14001 et 22000 de certains sites) et économes en eau (épuration et recyclage des eaux de process) et en énergie, et en valorisant les co-produits, comme la bagasse issue de la canne (cogéneration d’électricité) ou les pulpes issues de la betterave (alimentation animale).
Un exemple : valoriser la bagasse en énergie
L’Île de la Réunion a été précurseur dans la mise en œuvre de la cogénération en utilisant la bagasse, coproduit fibreux de la canne, comme énergie pour la production de chaleur et d’électricité.
Aujourd’hui, l’Île compte deux centrales thermiques dans les sucreries de Bois-Rouge et du Gol. Grâce au travail de l’Interprofession, la décision gouvernementale, prise en 2009, de revaloriser l’énergie électrique issue de la bagasse permet de donner une valeur économique supplémentaire à la canne à hauteur de 13 euros par tonne dont 10 euros au moins pour les planteurs. Cette valorisation de la bagasse offre un intérêt supplémentaire pour les variétés riches en fibres telles que celles mises au point actuellement par eRcane et dont les rendements augmentent de 40 % par rapport aux variétés traditionnellement utilisées.
Enfin, Tereos contribue activement à développer le bioéthanol, énergie renouvelable qui offre des perspectives économiques encourageantes pour la pérennité du Groupe et qui présente un bilan environnemental très favorable. Le bioéthanol ne concurrence pas l’alimentation et n’est pas responsable de la hausse du prix des matières premières agricoles comme l’a montré l’évolution des marchés lors de l’exercice écoulé. Les variations des cours des céréales et de la canne illustrent tout l’intérêt de la production de bioéthanol. Il permet de diversifier les débouchés de ces cultures, à l’heure où les outils de régulation des marchés sont démantelés progressivement (intervention, restitutions à l’exportation, etc.).
Un exemple : cap sur les biocarburants du futur
Tereos s’engage dans la recherche et pour le développement du bioéthanol de demain en s’alliant à plusieurs projets. Futurol réunit onze acteurs scientifiques, financiers et industriels français autour d’un projet : développer un procédé complet de production de bioéthanol de deuxième génération à partir de la biomasse cellulosique.
Ce projet, initié en 2008, suit son cours et Tereos devrait héberger, le moment venu, un pilote industriel sur l’un de ses sites. Le projet Deinol, auquel participe BENP Lillebonne, est piloté par la société Deinove. Il a pour objectif, d’ici 2014, d’optimiser la production de bioéthanol dans les installations existantes par le développement de bactéries capables de digérer le son par fermentation.
SYRAL, filiale de Tereos, est partenaire du programme européen Biocore piloté par l’Inra sur la deuxième génération en vue de transformer la cellulose et de valoriser l’hémicellulose. Au Brésil, via sa filiale Guarani, Tereos a signé un accord avec Amyris, société américaine dédiée au développement de solutions énergétiques renouvelables et durables. L’objectif est de vérifier la rentabilité d’une technologie développée pour produire un carburant diesel à partir de jus, mélasses et sirops de canne ou de betterave.
Ces différents programmes de recherche procureront à Tereos un savoir-faire de premier plan sur les nouvelles technologies permettant d’optimiser la transformation des sucres par les voies fermentaire, physique et chimique.

